ET SI L’AMOUR POSAIT SON REGARD…
Séparée par ce monde
De son amour qu’elle féconde,
Qu’elle porte en elle dans la ronde,
De ses larmes de la vie qui gronde
Elle s’en va des heures
Se mélanger aux couleurs,
Des pins qui entourent de bonheur,
Le secret de ces pierres plantées sans douleurs
Sur ces rochers qu’elle dominent
De ses poses si féminines
Qu’ils se polissent et devinent,
Qu’elle voudrait que la Terre retrouve ses origines
Son regard se perd,
Dans le bleu azur de ses chimères
Noyé de l’eau de ses paupières
L’accord parfait renvoyé à l’univers
Abandonnée et sereine
Ses yeux, miroirs de fontaines,
L’évadent et l’entraînent,
Vers des courants paisibles comme ses veines
Derrière l’horizon
Se cache les obus du front
Effusion de sang pour une rébellion
Un cessez le feu, çà met aussi du plomb
Aux branches, accrochées les hélices
Une pirouette mal apprise
Et c’est le ridicule qu’on frise
L’ordre de baisser les drapeaux est de mise
Elle se lève de ses pensées
Pour que l’eau continue de couler
L’espoir est un cour très écumé
Elle peut s’y mouillé mais pas se noyer
L’éclaircie de son visage
Se dessine comme un message
Des mots sur une page
Son poète l’emmène dans tous ses voyages
Le vertige l’attire
Elle voudrait tant se blottir,
Dans ses bras, l’envahir,
Attendre, pour mieux partir
Et mon autre moitié en absence
L’argent est la cause de bien des souffrances
Mais mon âme est une romance
Ou les pages se lèvent sur de l’espérance
En moi la question
Trouver la passion
N’est il pas céder une émotion,
De liberté, pour une aliénation ?
Et mes heures sous le ciel
Ces mots prêtés au naturel
Ma poésie s’y délaye comme l’aquarelle
Aliénable elle l’est, mais restera t’elle fidèle ?
Lorsque je franchis le portail
Il me semble entendre ses pas sous la rocaille
Des ombres que je saisis par la taille
Une main qui me dévisage en détail
J’ai envie de grimper
En haut d’un de ces rochers
Pour la rejoindre et l’enlever,
A ses songes qui lui rendent tant de féminité
Ce bleu du ciel
Qui jusqu’à l’étang se mêle
Doit refléter sa ritournelle
Que l’amour c’est intemporel
Elle dévale ces hauteurs
Pour aller à l’abri de son cœur
Se réchauffer de sa chaleur
L’aimer c’est écouter ses pleurs
Moi je m’active à finir
De déconditionner mon avenir
Les esprits savent de sortir
D’itinéraires tracés pour détruire
Sur les murs, l’écran de télé
Qui disent que la guerre est déclarée
Que la patrie est en danger
Savent ils que l’on peut la refuser… ?
Les cadences à respecter
La torture çà sert aussi à délier,
Ce qu’en Algérie, l’armée à censurer
Dégradé, c’est la honte de l’humanité
Un jour verra t’on ?
Du sommet d’un même vallon
Libres et délivrés du donjon
Ce qu’elle nous montrait du haut de sa raison.
ENTRE LE CIEL ET VOS MAINS… !
Dans la traversée de la vie
De vos murs dressés, je me suis évadé
Moi la pierre, à l’âge de tous les écrits
C’est tout l’amour que j’ai abrité
Ces toits qui s’élèvent,
Qui protègent vos nuits de créativité
Et à ce premier cri qui me soulève
Je l’ai tant porté, guidé en pierres étoilées
Moi le bouclier de toutes vos guerres
Ce sang qui m’a salit vient de vos mains
Toi qui me saisit dans ta colère,
Dis moi qui de nous deux est le plus humain !
J’ai servis à toutes les causes
J’ai été de toutes les révolutions
Parce que de tout temps la planète explose
Sous les pensées de diverses opinions
Lorsqu’une année au mois de mai
J’ai défendu vos idéaux
Je me sentais l’âme de tous vos projets
Nos pas dans les rues, derniers radeaux
Même si j’ai été le pavé qui blesse
Je ne regrette rien
J’ai été la voix d’une jeunesse
La première pierre d’un autre chemin
Mais aussi sous des cieux bleus
Le long d’une plage, des idées,
Ont colorées l’étincelle de vos yeux
Cette plume en gestation près de mes galets
J’ai tant inspiré le monde aussi
Au centre de la beauté de l’art
Des pages et des pages sont en vie
Toutes nées comme autant de remparts
Je suis dans un coin de votre tête
Toujours de moi l’encre coulera
La source de tant de poètes
Vers qui renverse l’averse des lois
Mon géniteur de ce poème
Un jour refermera son encrier
Lui survivra son œuvre, son emblème
L’éternité portera ses mots, encore plus châtiés
Depuis la nuit des temps
Chaque être à son héritage
Et dans le creux d’une main, au bord de l’océan,
Je naîtrais à nouveau, l’espoir d’un visage
Comme le respect d’une dernière volonté
Eternellement posée sur sa dernière demeure
En moi gravée son message à l’humanité
Ce monde que je toucherais en plein cœur.
ELSA ET LAMIA
Grande, belle et blonde
De sa bouche, mots qui abondent
Elle sait qu’elle plais, qu’elle mène la ronde
Petite,beauté cachée et brune
Regard dur ne fait pas fortune,
Elle distille la haine quand elle trempe sa plume
L’une est ange, l’autre démon
Elsa fait monter les doux frissons
Lamia monte la garde sur le fronton
Visage pur amène des baisers
Corps velours dévoile tant de voluptés
Subtile et fine, elle semble vous aimer
Fini les caresses, tu vas frémir,
Lamia lance les mots qui déchirent
Les vitres tremblent, il faut partir
Unies, belle et rebelle,
Une fille dentelle, l’autre sentinelle,
Entre elles deux, s’y retrouver entre couleurs pastels et la bagatelle...
ELLE M’OUVRE LE CIEL
Haut dan le ciel
Le soleil accouchait une journée nouvelle
Et les nuages semblaient brodés de dentelle
Atmosphère de félicité
La pose des draps marquait la sérénité
Belle était la couleur de leur virginité
D’un baiser si désireux
J’ouvre les volets de ses yeux
Et leur bleu m’envoie tant d’aveux
Son premier sourire si divin,
L’étincelle de vie du matin
Me reflète l’intimité de sa peau satin
Limpide son visage clair
Si apaisé comme les eaux d’une rivière,
Après les traces que les écumes de la nuit laissèrent
Furtif regard vers le ciel,
Elle caresse sa bleuté presque charnel
Ey ses mains abandonnent mon corps fidèle
Besoin de s’avouer nos serments
Se laver des eaux pures de nos sentiments
Se les dirent, et on se sent amants
Dans le creux de sa tendresse
J’envolle tous mes stress
Et je me suspends à sa délicatesse
Comme le murmure d’une cascade à l’aurore,
Les clapotis en délire de nos corps,
Sont transportés par le désir de se fondre dans le décor
Alors la grâce me touche et m’emporte
Atteint par ce feu sacré de toute sorte
Je me consume sur ses lèvres qui m’apportent,
Toute la fraîcheur de ce saut dans l’univers
Comme la nature qui se déshabille l’hivers,
Et se revêt, plus belle encore, aux premières primevères
Par l’éclat de ce ciel si bas
Je souffle, je respire et je vois
La frénésie de l’amour qui bat
Et elle pose sa voix de velours
Des frissons étoilés me parcourent
Et je crie au ciel : fais moi l’amour !
Et je la rejoints dans sa folie
Le besoin est au-delà de l’envie
Et nos corps riment comme la poésie
Je voudrais de mes mains
Faire couler une rivière de parfum
Ou la volupté s’enfouie comme dans l’écrin
Et le reflet du ciel l’entraîne
Lui apporte un peu d’oxygène
Et la rend si belle ma petite sirène
Entre le ciel et le fond de ce lit
L’extase des plaisirs nous épanouit
Et nous emporte jusqu’à la nuit
Devant ces nuages blancs, je vais partir
Effeuiller sa lingerie et sentir,
Couler une petite fontaine prête à jaillir
Allongés sur les dunes de nos draps
Ou le ciel s’est ouvert par endroits
Les couleurs ont trouvées un autre éclat
On est remplis de bien être
Nos âmes nous semblent parfaites
Et prêtent pour le voyage céleste
Et je prends conscience
Que mes peurs et son absence
S’évaporent si je parle de mes silences
Evanouie dans ce septième ciel
Je reviens à moi et allume les chandelles
Qui me dévoilent ses dentelles
Et une lueur sur son visage me parle
Ce regard qui se colore est si sentimental
O, quand s’ouvre sa corolle des fleurs du mal…
Haut dans le ciel en sommeil
De ses plus beaux atours le soleil,
Nous appellent pour qu’encore on s’émerveille
Et dans le creux de la nuit même
J’irais lui écrire ce poème
Pour lui dire simplement : « je t’aime ».
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